La facturation électronique devient une obligation pour les entreprises en France et en Europe, avec un déploiement progressif prévu par le décret de finances 2020. Plus qu’une simple transition numérique, elle offre de nombreux avantages : rapidité, gain de temps, réduction des coûts, sécurité accrue et conformité aux réglementations fiscales.
Mais comment bien préparer son entreprise à ce changement ? Quelles sont les étapes essentielles à suivre pour assurer une mise en place fluide et conforme aux exigences légales ? Ce guide vous accompagne pas à pas pour intégrer efficacement la facturation électronique dans votre activité.
Comprendre la facturation électronique
Par définition, la facturation électronique ou e-facture repose sur un processus d’émission, de transmission et de réception des factures sous un format électronique structuré. Contrairement à une simple facture dématérialisée, qui peut être un simple fichier PDF envoyé par email, une e-facture doit respecter des normes techniques et légales pour garantir son authenticité, son intégrité et sa lisibilité.
En France, la réforme de la facturation électronique impose progressivement aux entreprises assujetties à la TVA d’émettre et de recevoir des factures électroniques conformes. L’objectif est de renforcer la lutte contre la fraude à la TVA, d’automatiser les procédures administratives et de simplifier la gestion des transactions pour les TPE, PME et ETI.
Le processus s’appuie sur des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) ou le Portail Public de Facturation (PPF. Ils se chargent de la transmission des données à l’administration fiscale et aux clients. Ainsi, toutes les factures émises en France devront passer par un système centralisé garantissant une traçabilité optimale.
Pourquoi adopter la facturation électronique ?
L’économie de temps et d’argent, la suppression d’éventuelles erreurs en matière de traitement de factures et la capacité à veiller au respect des normes en vigueur sont des exemples des avantages que l’e-facture peut apporter à votre entreprise.
Conformité aux obligations légales
La généralisation de la facturation électronique est une obligation progressive qui s’appliquera à toutes les entreprises assujetties à la TVA d’ici septembre 2027. Ce changement majeur impose une mise en conformité avec des normes strictes établies par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP). Se préparer en amont permet d’éviter tout risque de non-conformité et d’assurer une transition fluide.
Gain de temps et réduction des coûts
Passer à la facturation électronique est synonyme de réduire considérablement les coûts administratifs liés à l’impression, l’envoi et l’archivage des factures papier. De plus, la simplification des opérations et l’automatisation du reporting fiscal facilitent le suivi des transactions et améliorent la gestion financière des entreprises.
Sécurité et traçabilité des transactions
La facturation électronique renforce la sécurité des transactions commerciales. Grâce à l’usage de la signature électronique et à des formats certifiés, chaque facture émise est authentifiée et protégée contre toute altération. Cela permet aussi de garantir une meilleure traçabilité et de réduire les risques d’impayés.
Impact écologique
L’abandon du support papier pour les factures constitue un engagement fort en faveur de l’écologie. En réduisant la consommation de papier, d’encre et de transport, la facturation électronique participe à la réduction de l’empreinte carbone des entreprises. Cette transformation s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociétale et environnementale (RSE), valorisant les entreprises engagées dans une gestion durable de leurs activités.
Adopter la facturation électronique est donc une étape essentielle pour toutes les entreprises, qu’elles soient TPE, PME ou grandes structures. Cela permet d’être en conformité avec la réglementation, de gagner en efficacité et de sécuriser les transactions tout en réduisant son impact environnemental.
Cadre légal et obligations réglementaires
L’e-facture est régie par une loi bien stricte qui évolue au fil des années. Au lieu d’omettre les règles évolutives en la matière, vous devez les respecter à la lettre pour éviter d’éventuelles sanctions et profiter pleinement des avantages de la facturation électronique.
Les obligations en vigueur en France et en Europe
La loi de finances 2020 impose la généralisation progressive de la facturation électronique pour les entreprises assujetties à la TVA en France. Son objectif est de simplifier la gestion fiscale, lutter contre la fraude à la TVA et renforcer le reporting des transactions.
À partir du 1er juillet 2024, les grandes entreprises devront émettre et recevoir leurs factures via le Portail Public de Facturation (PPF) ou une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP). Le format devra être structuré et conforme aux normes obligatoires : Factur-X, UBL ou CII.
Les entreprises concernées et le calendrier de mise en conformité
Toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA sont concernées, quelle que soit leur taille (TPE, PME, ETI, grandes entreprises). La transition se fera en plusieurs étapes :
• 1er juillet 2024 : obligation pour les grandes entreprises
• 1er septembre 2026 : obligation pour les ETI
• 1er septembre 2027 : obligation pour les TPE et PME
La transmission des factures électroniques se fera via des plateformes agréées permettant une meilleure gestion et un suivi en temps réel.
Les sanctions en cas de non-respect des obligations
Les entreprises qui ne respectent pas la mise en conformité s’exposent à :
• Des pénalités financières : jusqu’à 15 € par facture non conforme, plafonné à 15 000 € par an
• Un redressement fiscal en cas de non-transmission des informations fiscales
• Des retards de paiement et un risque de litige avec les fournisseurs
Anticiper la mise en place de la facturation électronique permet d’optimiser la gestion administrative et d’assurer une transition fluide vers ce nouveau système.
Étapes pour mettre en place la facturation électronique
L’obligation de passer à la facturation électronique s’impose progressivement aux entreprises, et ce changement, bien que nécessaire, peut sembler complexe pour les novices. Mais pas de panique ! Ce guide vous permettra de mieux comprendre les étapes clés de cette transition. Que vous soyez une PME, une micro-entreprise ou une TPE, vous devez bien vous préparer pour respecter la réforme et la mise en place de la facturation dématérialisée.
Choisir une solution adaptée à son entreprise
La solution de facturation électronique est déjà à disposition de toute entreprise, petite, moyenne ou grande. Selon votre secteur et votre statut, plusieurs options s’offrent à vous. Il existe des logiciels de facturation dédiés, mais aussi des plateformes partenaires comme Chorus Pro, particulièrement adaptées aux entreprises ayant des relations avec le secteur public.
Veillez à ce que ces logiciels de facturation s’adaptent à vos outils comptables et votre ERP. Bien évidemment, une intégration fluide vous permettra de suivre et de transmettre les factures électroniques de manière optimale. En fonction de vos besoins, certaines solutions peuvent aussi vous offrir des fonctionnalités complémentaires, telles que le reporting, l’archivage ou la gestion de la TVA, facilitant ainsi l’ensemble de votre processus administratif.
Sélectionner un opérateur de dématérialisation (OD) ou une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP)
Une fois la solution de facturation choisie, il vous faudra sélectionner un opérateur de dématérialisation (OD) ou une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP). Ces acteurs jouent un rôle essentiel dans le cadre de la transmission des données à l’administration fiscale.
Le rôle principal de ces partenaires est de garantir l’authenticité et l’intégrité des factures électroniques. Ils sont responsables de la signature électronique et de la transmission des factures dans un format conforme, tout en s’assurant que toutes les informations nécessaires sont présentes, telles que le numéro de facture, le montant, et les mentions légales.
Des exemples de solutions disponibles incluent Chorus Pro pour le secteur public ou des solutions adaptées aux PME et micro-entreprises qui nécessitent une gestion simplifiée. En fonction de votre activité, choisissez un fournisseur offrant des fonctionnalités adaptées à vos besoins et respectant le calendrier de la réforme, avec notamment les dates d’entrée en vigueur telles que le 1er septembre 2024 ou 1er janvier 2026.
Adapter ses processus internes
La mise en place de la facturation électronique ne se limite pas au choix des outils. Il est nécessaire d’adapter vos processus internes afin d’optimiser l’utilisation de ces nouvelles solutions.
Cela commence par la formation de vos équipes. Il est primordial que vos collaborateurs maîtrisent les nouveaux outils et comprennent les enjeux de cette réforme. Sachez qu’une bonne formation garantit une transition fluide, sans failles dans la gestion des factures électroniques. Tout un chacun devient ainsi expert dans le domaine.
Ensuite, réorganisez le flux de facturation pour que l’émission et la transmission des factures électroniques se fassent de manière efficace. La mise en place de processus automatisés permettra de réduire les risques d’erreurs, d’améliorer la visibilité et de garantir la conformité avec les exigences de la DGFIP.
L’objectif de cette transformation est de rendre la gestion de la facturation non seulement plus rapide, mais aussi plus sécurisée, tout en vous permettant d’éviter des erreurs qui pourraient impacter votre TVA ou vos délais de paiement. Anticiper cette évolution vous permettra donc de bénéficier des avantages de la dématérialisation complète et de vous conformer aux exigences légales dès les premières étapes de la réforme.

